
La Cour administrative d'appel de Nantes impose le dépÎt d'une demande de dérogation
ActualitĂ© du cabinet đŠ : la Cour administrative d'appel de Nantes impose le dĂ©pĂŽt d'une demande de dĂ©rogation pour la destruction d'espĂšces protĂ©gĂ©es, et son obtention, dans un dĂ©lai de 18 mois.
Dans la lignée de l'avis du Conseil d'Etat du 9 décembre 2022, n °463563, la Cour administrative d'appel de Nantes (17, mars 2023, 21NT01542) impose l'obtention d'une dérogation pour la destruction d'espÚce protégée s'agissant du parc éolien de la CoutanciÚre (44).
Il s'agit de l'une des premiĂšre application de cet avis.
Les requérants étaient assistés de Maßtre Mathilde LE GUEN.
La destruction ou la perturbation des espÚces animales concernées, ainsi que la destruction ou la dégradation de leurs habitats, sont interdites.
Toutefois, il est constant que lâautoritĂ© administrative peut dĂ©roger Ă ces interdictions dĂšs lors que sont remplies trois conditions distinctes et cumulatives :
lâabsence de solution alternative satisfaisante,
ne pas nuire au maintien, dans un état de conservation favorable, des
populations des espĂšces concernĂ©es dans leur aire de rĂ©partition naturelle,justifier de la dĂ©rogation par lâun des cinq motifs limitativement Ă©numĂ©rĂ©s et parmi lesquels figure le fait que le projet rĂ©ponde, par sa nature et compte tenu des intĂ©rĂȘts Ă©conomiques et sociaux en jeu, Ă une raison impĂ©rative dâintĂ©rĂȘt public majeur.
En amont le systĂšme de protection des espĂšces impose dâexaminer si lâobtention dâune dĂ©rogation
est nĂ©cessaire dĂšs lors que des spĂ©cimens de lâespĂšce concernĂ©e sont prĂ©sents dans la zone du
projet.
Ce faisant, le pétitionnaire doit obtenir une dérogation « espÚces protégées » si le risque que le
projet comporte pour les espÚces protégées est "suffisamment caractérisé".
En l'occurence, l'étude chiroptérologique réalisée par le porteur de projet avait mis en évidence la présence de nombreuses espÚces sur le site, dont certaines présentaient une sensibilité au risque de collision de modérée à forte.
Or, compte tenu des mesures d'évitement et de réduction proposées, la Cour administrative d'appel a considéré que le risuqed restait "suffisamnent avéré" de sorte que l'obtention d'un dérogation soit obligatoire.
Mathilde LE GUEN
20 mars 2023 Ă 00:00:00
